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 The Bloodstone of Cerillion Chapitre 3

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Farmace
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MessageSujet: The Bloodstone of Cerillion Chapitre 3   Jeu 24 Mar - 21:04

TROIS

Les tours en flèche d’Ithris furent la première chose qu’aperçut la caravane marchande alors qu’elle franchissait la dernière colline. Azad Ironson avait voyagé avec eux depuis presque deux jours, ayant profité de l’hospitalité d’un chariot de grain. Ce n’était la plus digne des façons de voyager, mais il avait connu bien pire et au moins les conversations avaient-elles été agréables. Azad était un nain robuste d’un âge avancé, et il parcourait les routes d’Elvenholme depuis presque une décennie en tant qu’émissaire de la grande forteresse de Mox. Il avait été aussi loin à l’Ouest que Walldeep, un voyage qui lui avait pris des semaines, à ce titre Ithris était donc à peine plus qu’un voyage rapide. Bien sûr, l’affaire qui l’amenait ici n’était pas anodine, raison pour laquelle il avait sauté sur l’opportunité de voyager avec la caravane plutôt que de venir à pied. De plus, pensait-il, ses jambes n’étaient plus aussi rapides qu’elles l’avaient été autrefois, et sa corpulence ne le ralentissait que davantage.

Il était étrange qu’il ne soit jamais venu à Ithris malgré des années de voyage, considérant qu’elle avait parfois été visible depuis ses appartements dans le grand donjon de Mox. Elle se tenait sur une colline non-loin au-delà des confins de la Forêt de Darklin, et était le centre d’une pléthore de villages et cantons elfiques qui s’étendaient dans toutes les directions. Bien que très loin d'être aussi vaste que sa demeure, Azad la vit pour ce qu’elle était : un carrefour commercial rayonnant.

Un fleuve coulait du nord jusqu’à la Mer Naissante, sur lequel naviguaient des barges chargées de poissons salés et de biens venant de Primovantor et des Royaumes Successeurs. Des épices et de la soie venaient de la route du sud, dans des caravanes guidées par des Elfes de la Parenté Sudiste. Du grain et diverses cultures venaient des fermes éparpillées dans toutes les directions. Il avait été un temps ou des chariots blindés transportaient des métaux précieux ainsi que des gemmes venant de Mox, mais ces jours étaient depuis longtemps révolus, perdus dans les chamailleries et les disputes mesquines.

La caravane franchit le dernier pont avant les grandes portes de la cité et l’émissaire prit un moment pour réfléchir à sa place dans le monde. Ce n’était pas une mauvaise vie pour un guerrier à la retraite. Ses enfants avaient grandi et avaient leurs propres fils et filles à présent ; ils dirigeaient la famille désormais, le laissant délesté de ce fardeau. La diplomatie avait toujours été naturelle pour lui et quand le vieux Durek était mort le seigneur de Mox avait jugé approprié de le nommer à sa place. Depuis, il avait passé le plus clair de son temps à maintenir les liens commerciaux avec les colonies éloignées, et cela lui convenait. Bien-sûr, à un certain degré le frisson de la bataille lui manquait, et certaines nuits, (particulièrement celles où la cave lui avait été laissée ouverte), il aurait souhaité pouvoir troquer son bâton de marche contre une hache ou un marteau, une fois encore.

Ils arrivèrent dans la cour, un large espace à l’intérieur même des portes placé là pour recevoir les visiteurs avant de les laisser accéder à la cité proprement dite. L’endroit était bondé d’Elfes, parmi lesquels se trouvaient quelques Nains et Humains éparpillés, et cela prendrait un moment avant que les marchands ne le franchissent. Azad donna une petite bourse d’or au conducteur et sauta du chariot, s’emparant au passage de son sac et de son bâton de bois sombre incrusté de fer. Il s’étira de façon exubérante, sa bedaine s’étendant devant lui alors qu’il ramenait ses épaules en arrière en grognant sous l’effort.

Il ouvrit les yeux et vit une jeune fille Elfe qui le fixait avec un visible dégoût. Elle était clairement de noble naissance ; cela, il pouvait le déterminer sans même avoir à regarder le pourpoint de soie et la jupe lui descendant à la cheville qu’elle portait, ou le ruban vert orné de bijoux retenant ses cheveux noirs en arrière. Ses propres vêtements de voyage tachés de boue devaient fortement contraster.

« Mes excuses, ma dame, » dit-il avec un sourire fatigué. Elle se moqua de ses excuses, mais il continua rapidement avant qu’elle ne puisse encore plus s’offenser de quoi que ce soit qu’il puisse imaginer, même de plus anodin : « La route fut dure et le voyage fut long. Pourriez-vous m’indiquer les bains publics ? »

« Pourquoi ça ? Vous ne pouvez pas les trouver vous-même ? Les panneaux sont-ils trop hauts ? »

Azad était sur le point de répliquer lorsqu’une elfe plus âgée, vêtue des robes vertes et blanches d’une Reine-Mage, émergea de la foule derrière elle et lui frappa légèrement l’oreille de sa main ouverte.

« Morrig, est-ce une façon de parler à un visiteur de notre cité ? » Les mains jointes, elle s’inclina devant Azad qui imita son salut avec un gracieux sourire.

« Nous avons tous été jeunes, ma dame. »

La jeune fille s’apprêtait à répondre mais s’interrompit lorsque l’autre elfe leva la main : « Je suis certaine que Morrig ici présente vient juste de se souvenir de cela, plutôt que de flâner dans la cour, elle aurait dû passer la matinée à développer son esprit. Je suis certaine que réaliser cela a été plus que suffisant pour l’amener à de tels niveaux d’impolitesse. »

Azad eut un rire bienveillant et secoua la tête. « Nous les nains, n’avons pas besoin d’excuses. »

Morrig baissa la tête.

« Les plus proches bains publics sont juste à l’intérieur de la cité proprement dite. Vous ne pouvez pas les manquer, bien qu’ils doivent être plutôt fréquentés ce matin. »

Le nain s’inclina à nouveau profondément. « Cela me conviendra parfaitement. J’ai des affaires qui m’attendent, mais je dois me rafraichir avant mon entretien. »

Il jeta son sac par-dessus son épaule et prit son bâton, se frayant un chemin à travers la foule. Faelan Weirt jeta à son élève un regard exaspéré : « Si tu tiens tant à ressembler à l’un de tes frères, jeune fille, pourquoi faut-il que ce soit Athuen ? »

***

Morrig Cerillion s’appuyait sur la bordure du balcon de la plus haute tour d’Ithris, regardant au dehors dans le soleil de cette fin d’après-midi tandis que Faelan Weirt finissait de préparer la dernière leçon de la journée. Les Montagnes d’Alendar se dressaient à l’horizon, le sombre contour de la forêt remplissant l’espace jusqu’à elles. A travers la bruine qui commençait à tomber, une fine colonne de fumée s’élevait au-dessus de la cime des arbres à quelques lieues de distance, et la jeune fille la regardait avec attention.

« Si tu passais autant de temps à étudier qu’à rêvasser, je t’aurais donné ton bâton il y a fort longtemps maintenant, parole. »

« Il se passe quelque chose dans la forêt, Faelan. Cette fumée ne s’est pas arrêtée de monter depuis tout à l’heure. »

Sa tutrice, sachant pertinemment qu’elle ne parviendrait à rien avant d’avoir obtempéré, sortit sur le balcon. Morrig pointa du doigt au-dessus du sommet des arbres : « Là, vous voyez ? Pensez-vous que les nains sont encore descendus de leurs montagnes ? »

« Que veux-tu dire ? »

« Maître Rellian dit que les nains sont toujours un problème quand ils viennent dans la forêt. Ils abattent des arbres sans les replanter, ils allument des feux et ils ne respectent pas la terre. »

« Ho, donc Rellian est responsable de cette absurdité ce matin dans la cour ? Tout ce qu’il dit est loin d’être aussi fiable que ce que tu pourrais croire, en particulier quand il est question des nains. Il n’est pas le seul à avoir cette vision des choses, malheureusement, mais ce n’est pas une raison pour que tu adoptes la même attitude. A présent, si grand soit mon respect pour ton travail de Capitaine de la Garde, peut-être pourrions-nous finir la leçon du jour ? » Un léger sourire perça à travers l’air sévère de Faelan et Morrig signifia son accord.

Elles retournèrent à l’intérieur et Faelan indiqua un vase contenant un liquide violet sur le bureau. Une bulle remontait occasionnellement pour venir crever la surface, et un léger filet de fumée voletait au-dessus de son ouverture, se changeant en un arc-en-ciel virevoltant dans la lumière déclinante.

« Que fais-tu à partir de cette préparation ? »

Morrig la regarda moins d’une seconde : « Essence de feuille de Dranva, » dit-elle sur un ton factuel. Faelan l’invita d’un geste à continuer et elle poussa un soupir alors qu’elle répétait sa leçon comme une rengaine apprise par cœur, « Utilisée pour soigner les brûlures et les inflammations. Tirée de la plante de Dranvakitan, que l’on trouve uniquement dans les tréfonds de la Forêt de Darklin ou sur Bloodmire Moor au nord, au-delà de la cité naine de Mox.

Alors qu’elle parlait, Morrig marchait autour du bureau en faisant courir un doigt sur les divers vases et bouteilles disposées sur les étagères du mur. Aucune d’entre elle ne portait d’étiquette ou de marquage. Faelan la regardait calmement, ne montrant ni approbation ni critique alors que son élève continuait. « L’inclinaison de la couleur des vapeurs nous révèle quelle est le vrai niveau de puissance de la potion. » Elle s’empara du vase, le tenant dans la lumière et la tournant légèrement, « Celle-ci est clairement affaiblie, comme en atteste l’extrême pâleur de sa teinte. »
Elle posa la flasque et retourna vers les étagères s’emparant d’une large fiole contenant une solution nacrée.

« Je sais que beaucoup de Reines-Mages laissent leurs connaissances en potion stagner lorsqu’elles reçoivent leur bâton, préférant se focaliser sur les arts des arcanes et les artefacts magiques, mais je n’ai nullement l’intention d’agir ainsi. Il y a tant de choses que nous pouvons apprendre des plantes de la forêt. » Le bouchon jaillit de la fiole dans un grand bruit de succion. Morrig plaça la fiole sous son nez. « Odeur de raisins rassis mélangée au goût piquant du cuivre. Bile de salamandre sans aucun doute. Toxique en elle-même, mais un excellent catalyseur. »
Elle fit planer la fiole par-dessus la flasque de dravana. Faelan grimaça légèrement mais garda le silence. Morrig pencha sa main et permit à plusieurs gouttes de tomber dans le pot de verre bouillonnant. L’effet fut immédiat : le liquide devint d’un vert éclatant, écumant tel un volcan putride. Morrig bondit en arrière avec un cri paniqué lorsque la flasque commença à trembler violemment, renversant de la mousse nocive sur le bureau. Elle rongea le bois dans un sifflement semblable à celui d’un serpent, formant un trou irrégulier dans celui-ci.

Faelan se dirigea vers l’étagère et s’empara d’une flasque bleue. Elle la renversa par-dessus l’amas mousseux, calmant immédiatement la réaction. Elle regarda son élève, qui avait une expression penaude sur le visage.

« Combien de fois me faudra-t-il te le répéter, Morrig, » dit-elle calmement, « il n’y a pas de raccourcis, peu importe à quel point on le désire. Les raccourcis ne mènent qu’à la peine et à la destruction. »

« Je… »

« Laisse-moi finir s’il te plait, jeune fille. Tu es l’une des plus puissantes élèves que j’ai jamais connue. La magie coule dans ton sang, mais tu dois apprendre la finesse. Cela s’applique à chacun des aspects de tes études. Dis-moi, as-tu lu l’Herboristerie d’Aben ? »

Morrig détourna le regard en rougissant. « Je… J’en ai lu la plupart, oui. »

Faelan la regarda droit dans les yeux, plaçant une main sur son épaule : « Il n’y a pas de raccourcis. S’il te plait, pour le bien de ta famille, dis-moi que tu te rappelleras ça. »

La réponse de Morrig fut interrompue par le son d’une corne qui résonna depuis la cour. Son visage s’illumina ; Faelan en déduisit que la leçon était définitivement terminée.

« C’est le garde de la porte ! Une longue sonnerie, cela signifie le retour d’une escouade. Athuen et Brim sont de retour ! »

La tutrice hocha la tête en soupirant, « Va les rejoindre, ma fille, mais pense au moins à ce que je viens de te dire en descendant les marches de la tour.

Morrig sauta en direction de la porte en riant.

« Ho, je le ferai Faelan ! Je le ferai certainement. »

***

Brim Cerillion descendait le long couloir longeant les chambres des seigneurs, son frère à ses côtés. Tous deux étaient couverts de sang et de boue, et les cheveux dorés de Brim avaient l’air presque noir à cause de la pluie qui les avait plaqués contre cette saleté. Il s’exprimait en murmures alors qu’ils approchaient des grandes portes.

« Restes discret et laisse-moi parler le premier. Tu sais comment est père. » Athuen retint une réponse cinglante en se mordant la langue. Il était resté silencieux durant presque tout le voyage de retour, en colère à cause de la situation, mais incapable de mettre le doigt sur la source de sa frustration.

Deux Gardes du Palais flanquaient la porte, leur armure luxueuse polie jusqu’à réfléchir comme un miroir et leur glaive tenu de façon à attirer intelligemment l’attention. Celui sur la gauche fit un pas en avant alors qu’ils approchaient, s’adressant à eux sans tourner la tête pour les regarder.

« Le Seigneur Cerillion ne reçoit pas de visiteurs à cette heure-ci. »

« Tu prétends nous empêcher de voir notre père ? Pour qui donc te prends… » Athuen avait fait la moitié d’un pas devant lui avant que Brim ne place une main sur son torse pour l’empêcher de continuer.

« Pardonnez mon frère, s’il-vous-plait. C’est… Halaen, n’est-ce pas ? » La sentinelle ne répondit pas, « Halaen, nous avons des nouvelles urgentes, il est donc de la plus haute importance que nous parlions à notre père immédiatement. »

« S’il-vous-plait, veuillez accepter mes excuses jeune seigneur, mais le Seigneur Cerillion s’entretient avec un envoyé de la place forte naine de Mox. Il a donné des ordres afin qu’on ne le dérange sous aucune circonstances. »

« Mox ? » Brim fut surpris par cela, « Nos nouvelles concernent Mox, et il serait bon que nous ayons un de leurs ambassadeurs présent pendant que nous les rapportons. »

Athuen poussa son frère pour venir se tenir face à face avec le garde. « Tu ne nous empêcheras pas d’entrer. Beaucoup de vies ont été perdues aujourd’hui, » si le garde tressaillit à ces mots, cela ne fut pas visible à travers son casque.

« Athuen ! Brim ! » dit une voix ravie derrière eux, et les deux princes se retournèrent. Morrig courrait dans le couloir, mais le sourire sur son visage s’évanouit quand elle vit leurs vêtements tachés de sang et leur expression sombre. Athuen l’accueillit d’un léger sourire qui ne monta néanmoins pas jusqu’à ses oreilles. Brim se retourna vers le garde, profitant que son frère au sang chaud soit distrait.

« Les trois enfants du seigneur sont présents pour le voir, et comme je l’ai déjà dit, nous avons d’importantes nouvelles qui ne peuvent pas attendre. Nous laisserez-vous entrer à présent ? »

***

La chambre du trône était aussi somptueuse que ce à quoi on pouvait s’attendre pour un seigneur Elfe. Des murs d’un marbre immaculé formaient une courbe jusqu’à un haut plafond orné d’une fresque incroyablement détaillée ; des fenêtres de cristal gravées de motifs faisaient danser la lumière déclinante en motifs tourbillonnant sur le plancher. Des bougeoirs supportaient des lanternes alimentées en pure magie dont la lumière ne projetait aucune ombre dans la pièce.

Le trône était actuellement inoccupé. Daeril Cerillion était assis à une table située d’un côté de la chambre, face à Azad Ironson. Une assiette se trouvait devant la main gauche du nain corpulent, ne contenant rien d’autre que des miettes. Ils levèrent tous les deux les yeux, surpris, alors que les grandes portes s’ouvraient, et que l’héritier de Daeril entrait dans la pièce, accompagné de Halaen de la Garde. Derrière eux suivaient Athuen et Morrig. Halaen s’avança devant Brim et mit un genou à terre devant la table.

« Monseigneur, acceptez mes excuses. J’ai essayé de les arrêter à la porte mais... »

Le visage du seigneur Cerillion était déformé par la colère, mais Brim l’interrompit avant même qu’il ne puisse parler, « Père, Halaen a fait de son mieux pour nous retenir, mais il n’aurait pu y parvenir sans que du sang soit versé. Nous avons des nouvelles qu’il vous faut entendre aussi vite que possible. »

« Des nouvelles qui ne pouvaient attendre ? La cité est-elle attaquée ? Ou ta sœur a-t-elle causé un autre incident diplomatique qu’il me faut tempérer ? »

Il fit un geste en direction d’Azad, et Morrig mit une main devant sa bouche en le reconnaissant. Le rire soudain et semblable à un aboiement du nain couvrit le son de ses excuses balbutiantes.
« Ho, ne vous inquiétez pas de cela, jeune fille. Votre père exagère. Je ne serais guère utile en tant qu’ambassadeur si j’étais offensé à chaque fois que l’on m’appelle « petit », n’est-ce pas ? ». Elle acquiesça et bredouilla des remerciements, les joues empourprées, alors que le Nain bougeait de façon indolente en direction de l’ainé Elfe, « Seigneur Cerillion nous n’irons nulle part en nous pressant. Si votre fils a des nouvelles, laissez le parler. »

Après un moment de réflexion, le seigneur hocha la tête en direction d’Halaen. « Reprends ta place derrière la porte, et s’il te plait, plus d’intrusions. »

***

Pendant l’intégralité du récit de Brim, Athuen avait fait les cent pas derrière lui. Morrig était assise à la table, à trois sièges de distance de son père, regardant le plus âge de ses deux frères parler d’Orcs et d’embuscades. Elle aurait aimé s’y trouver pour voir cela en personne.

Brim termina son récit et fixa son père d’un regard dur.

« Mon unique question est la suivante : qu’est-ce que la Pierre de Sang ? »

Daeril Cerillion était silencieux depuis un moment, assimilant les paroles de son fils. Il jeta un coup d’œil à Azad. A deux reprises durant le récit, le nain s’était déplacé jusqu’à un long établi et avait rempli son assiette avec ce qui se trouvait dans les plats qui étaient là. A présent, il était assis et silencieux.

« C’était un artefact détenu par la vampire Maegana La Rouge, du temps d’avant le père de mon père. » Brim acquiesçât, se rappelant des leçons d’histoire qu’on lui avait inculquées quand il était enfant : l’artefact avait peut-être disparu de ses souvenirs, mais tel n’était pas le cas des leçons sur la tyrannie de Maegana.

« Vaelan Cerillion a conduit une grande armée contre elle à la Lande du Bourbier Sanglant. Les elfes de bien des maisons, la nôtre incluse, étaient présents. »

« Elle était un fléau sur la terre que nous appelons notre foyer. Nous avons mis fin à son règne maléfique mais pas sans subir de terribles pertes. Elle commandait une armée telle que nous n’en avions jamais vu, et la Pierre de Sang était la clef de ses victoires, amplifiant ses pouvoirs et la rendant presque impossible à arrêter. Lorsque Vaelan la vainquit, la maison Cerillion devint la gardienne de la pierre, sachant qu’elle ne pouvait se permettre de la laisser tomber entre de mauvaises mains. Nous l’avons cachée durant des siècles, le plus récemment étant dans le village de Kael. Elle était restée en sommeil, jusqu’à il y a quelques semaines. Maître Luthis avait rapporté avoir senti une forme de malveillance émaner de la pierre, et les rêves des villageois commençaient à être perturbés. Nous nous sommes rencontrés en secret avons discuté de ce qu’il convenait d’en faire. »

« C’est là que mon seigneur, Balek Stronghelm, entra en jeux, » dit Azad, « Quand votre père apporta la pierre à Mox, il accepta de la garder en sécurité. Je doute que vos livres d’histoire en disent autant, mais sa famille s’est tenue aux côtés de vos ancêtres à la Lande du Bourbier Sanglant, et je pense qu’il vit cela comme son devoir. »

Athuen avait cessé de déambuler et était venu s’appuyer sur le dossier de la chaise de Morrig, « Pourquoi ne pouvons-nous pas détruire la pierre, si elle représente une telle menace ? » A la surprise générale, ce fut sa sœur qui répondit.

« Détruire des artefacts magiques peut avoir des conséquences invisibles, particulièrement ceux ayant été utilisés comme une pièce maîtresse par de puissants mages. Imagine cela comme un courant retenu par un barrage et finissant par devenir un lac alors que toujours plus d’eau s’y précipite ; détruire le barrage pourrait provoquer une brusque montée des eaux en aval, éradiquant tout sur son chemin. » Athuen ne put empêcher un sourire de se dessiner sur son visage.

« Tu t’es sérieusement consacrée à tes études après tout. » Elle lui lança un large sourire pour toute réponse.

« Ta sœur a raison. C’est pourquoi j’ai parlé aux nains de Mox. Leur chambre forte est le lieu le plus sûr du continent tout entier, aucun endroit n’est plus approprié pour cela. » Le seigneur mit particulièrement d’emphase sur ces derniers mots, et Brim vit Azad légèrement se hérisser. Le nain ne parla pas, malgré tout. De plus, personne ne connait le nouvel emplacement de la Pierre de Sang à l’exception des nains, et nous savons tous à quel point ils savent garder un secret. »

« Qu’en est-il de l’oiseau qu’Athuen a vu ? » demanda Brim.

« Comment cela ? »

« S’il a entendu Maître Luthis, il est très probable qu’il sache où se trouve la Pierre de Sang. Sa présence n’était certainement pas une simple coïncidence. Il n’était là que dans un seul but : espionner. Nous devons protéger la pierre, père. Vous l’avez dit vous-même : la famille Cerillion est gardienne de ce devoir. »

Leur père se tint droit, le visage sévère. Morrig connaissait ce regard ; il s’impatientait de ce qu’il voyait sans aucun doute comme leurs enfantillages.

« Je ne vois pas ce que tu essayes d’accomplir ici. Il n’y a aucun lieu plus sûr que la Grande Chambre Forte de Mox. Ce n’est pas une simple salle des coffres d’une quelconque banque, et les murs de la forteresse se sont dressés depuis des siècles contre plus qu’un oiseau et de la racaille Orc. A présent si tu as finit, j’ai eu plus qu’assez de jacassage pour la journée. Il me faut terminer mes affaires avec Maître Ironson. Je vous verrai à nouveau au petit déjeuner, avant que vous ne repartiez continuer vos patrouilles. »

Brim baissa les yeux. Il savait qu’il était futile d’argumenter plus avant. Alors qu’il se retournait pour partir, il aperçut un regard compatissant sur le visage d’Azad, et une idée commença à germer dans son esprit.

***

Azad Ironson était assis au petit bureau d’écriture se trouvant dans les quartiers qui lui avaient été attribués, rédigeant une missive pour son seigneur. Il écrivait à la lumière de la lune, évitant les candélabres ornés ; il avait plus que son compte pour la journée des lumières éclatantes des chambres des Cerillions, il avait beau aimer voyager, chaque nain avait dans son sang les mines ombragées de son peuple. Le seigneur Daeril et lui avaient débattu jusqu’à ce que le soleil soit totalement levé, puis une heure de plus après ça.

Le seigneur d’Ithris était aussi borné que n’importe quel nain qu’il ait jamais pu rencontrer, et au moins deux fois plus hautain. Il enverrait un cavalier avec cette lettre ce soir, prendrait quelques heures d’un sommeil insuffisant, puis repartirait pour Mox aux premières lueurs de l’aube. Ses maigres possessions étaient déjà emballées et prêtes à partir, pour la plupart.

On toqua doucement à la porte, et Azad leva les yeux. Les Elfes lui avaient envoyés valet après valet, lui offrant nourriture et vin et s’empressant de répondre au moindre de ses besoins. Il se leva en soupirant et déverrouilla la porte.

Ce n’était pas un serviteur qui se tenait devant lui, mais le plus jeune des fils Cerillion.

« Maître Ironson, pardonnez mon intrusion mais puis-je m’entretenir avec vous en privé ? »

Azad recula, intrigué, et tendit un bras derrière lui pour inviter le jeune seigneur à entrer. Athuen s’était lavé et habillé, mais il ne portait pas des vêtements de maison comme le nain s’y serait attendu. Au lieu de quoi il portait une tunique d’un vert frais et des bottes d’équitation, son épée fixée à sa hanche. L’émissaire referma la porte et fit signe de s’assoir alors qu’il se penchait sur le bord du lit.

« Je suppose que vous n’êtes pas venu rembourrer mon oreiller et m’offrir un bonnet de nuit ? »

« Rien d’aussi ennuyeux, j’en ai bien peur. Je suis venu parler des conséquences de votre discussion avec mon père. »

« J’ignore l’étendue de vos connaissances en diplomatie, » dit prudemment le nain, le début d’un sourire se dessinant sur ses lèvres, « mais il n’est guère habituel pour un ambassadeur d’aller raconter à tout le monde les détails d’une rencontre privée. »

« Je sais cela, mais je connais également mon père et je ne suis pas un idiot. J’ai bien vu la façon dont il parlait. Vous êtes venu ici pour parler de déplacer la Pierre de Sang n’est-ce pas ? »
« Vous avez raison, vous n’êtes pas un idiot, » répondit Azad en s’emparant d’un verre de vin sur sa table de nuit et sirotant son contenu. Il le fixa un moment avant de parler à nouveau. « Mon seigneur est inquiet à propos de la pierre. Quand votre père nous l’a apportée, il a dit qu’elle s’était éveillée, mais il est resté très évasif quant à ce que cela signifiait réellement. Pour sûr, en quelques jours cette satanée chose a commencé à murmurer aux gardes de la porte de la Chambre Forte, tentant de les convaincre de la laisser sortir. Bien-sûr, les membres de mon peuple ne sont pas vraiment connus pour être naïfs, mais ce n’en est pas moins inquiétant. Nous avons organisé des roulements pour les tours de garde autant que nous le pouvons, juste au cas où elle parviendrait à passer au travers de l’un d’eux. Les forgerons ont tenté de la réduire au silence, mais ils ne sont parvenus qu’à étouffer les sons qu’elle produit. Je suis venu ici afin d’en apprendre plus la concernant et voir s’il y avait un endroit, où que ce soit ailleurs, où nous pourrions mettre cette damnée chose. »

« Et je devine que mon père n’était guère disposé à dire oui à cela. »

Azad éclata d’un rire amer : « Je crois que j’aurais eu plus de chance de la convaincre d’aller marcher sur la Mer Naissante. »

« C’est pourquoi nous chevauchons pour Mox. »

« Maintenant ? »

« Il nous faut avertir votre seigneur que quelque chose est peut-être en train de se préparer. Plus important, si quoi que ce soit essaye d’attaquer la forteresse, c’est là qu’il nous faut nous trouver pour aider à la défendre. Et peut-être pouvons-nous arriver à une solution, comme parcourir le monde avec la Pierre de Sang pour toujours. »

Un sourire se dessina lentement sur le visage du nain.

« Notre père n’aimera pas cela, mais il n’en saura rien jusqu’au matin. Chevaucherez-vous avec nous ? »

« Il me faut juste rassembler mes affaires, mon garçon. » Azad fourra la lettre dans une de ses poches, plaça les dernières de ses possessions dans son sac à dos et en scella la fermeture. Il s’empara d’une cape noire à la bordure brodée d’or et d’argent : en un geste rapide elle était drapée autour de lui. Il abaissa un heaume d’argent sur sa tête ; à présent qu’il allait voyager avec des seigneurs elfes et pas à l’arrière d’un chariot de grain, des joyaux bleus et verts incrustés dans le cimier scintillant dans la lumière de la lune.

Alors qu’il prenait son bâton de marche gravé il prit un morceau de fromage sur son bureau pour le fourrer dans sa bouche et marmonna : « Nous sommes partis ? »

***

Ils arrivèrent dans la cour alors qu’une pluie fine commençait à tomber. Brim était déjà là, inspectant les troupes que Loreth avait rassemblées. Ils attendaient patiemment, leurs armes tenues avec attention. Le léger tintement métallique de la pluie sur les armures sonnait comme une petite averse de grêle. Un cheval de bât hennit, ses sabots claquant sur les dalles de marbre.
Le plus grand régiment était l’Host de Laril, quarante guerriers disciplinés n’ayant jamais brisé leur formation ou fui le champ de bataille sous la puissante autorité du haut marshal. Alors que Brim regardait, il leur donna un nouvel ordre de manœuvre par surprise en gesticulant pour leur indiquer une position de garde. Le son de leur armure alors qu’ils faisaient claquer leur lance pour remonter leur garde, puis l’abaissaient en position de défense était une source d’inquiétude pour le jeune seigneur, mais il les laissa continuer. Si son père réalisait ce qu’il se passait, ils partiraient malgré tout. De plus, des manœuvres constantes étaient la clef de la discipline sans faille de l’host sur le champ de bataille. Il pouvait dépendre de ces hommes de tenir le centre de n’importe quelle ligne. Un autre signal silencieux de Laril, et ils levèrent leurs boucliers, en haut sur la gauche, chacun d’eux protégeant le guerrier à côté de lui tout en gardant libre le bras tenant la lance.

Brim regarda alors que la Garde Marine arrivait, leur manteau soulevé par le vent qui soufflait autour d’eux. Le petit régiment prit leur place sur la ligne de bataille, arcs et lances sanglés dans leur dos, maintenus en place par de fines sangles de cuir. Loreth leur lança un bref hochement de tête, mais rien de plus. Il avait exprimé son inquiétude à l’idée de désobéir aux ordres du seigneur, et malgré la certitude de Brim comme quoi ils faisaient ce qui devait être fait, il demeurait sombrement silencieux.

Derrière la Garde Marine se tenaient deux troupes d’archers : la Garde de Nuit d’Atharond, et la Grêle de Flèches de Jormil. Les capitaines parlaient entre eux sur un ton étouffé et leurs hommes se mélangeaient librement en échangeant des fournitures en se souhaitant mutuellement de la chance pour la marche qui les attendaient. Brim acquiesça. Bientôt ils seraient appelés pour se mettre en ligne ; une longue marche les attendait pour atteindre Mox, il les laissait donc parler à cet instant pendant qu’ils le pouvaient encore.

L’attention de Brim se dirigea vers le dernier de ses hosts guerriers, les Arcs de Karis-il-Athon, ce régiment se tenait immobile comme s’il était composé de statues, le visage tourné vers les portes extérieures, leur arc non encordé afin de protéger les cordes de la pluie. Leur capitaine, Karis, se tenait au centre du rang frontal, son noble lignage impossible à ne pas déceler dans sa façon de se tenir. Le régiment portait une bannière tenue avec la grâce de la maison Athon. Karis était promis à leur fille aînée, et la dentelle dorée dont elle lui avait fait don battait dans le vent.

« Une centaine d’hommes, » dit Athuen alors qu’il arrivait derrière lui.

« Des hommes de ma garde personnelle, et qui agiront comme je l'entends, si je m'en tiens aux instructions de père.»

« Penses-tu qu’il voulait dire « désobéit à mes ordres directs » quand il t’a dit ça ? »

Brim se tourna vers Athuen en souriant, faisant un signe de tête vers Azad en signe de remerciement. Il réalisa, surpris, que Morrig se tenait avec eux.

« Pourquoi donc es-tu là ? »

Elle le regarda fixement. « Cela concerne notre famille, et je ne compte pas rester à la maison pendant que vous deux vous en occupez seuls. »

Brim lança à Athuen un regard, et celui-ci haussa les épaules : « Elle s’est entrainée avec Faelan. Elle peut prendre soin d’elle, Brim. »

« Si notre père le découvre… » commença-t-il, mais Morrig ne le laissa pas finir.

« Il va le découvrir, tout comme il va découvrir que tu es allé à l’encontre de ses ordres et est parti en pleine nuit avec une armée. Me laisser m’y joindre n’aggravera qu’à peine les choses. »

Brim était sur le point de répondre lorsqu’une voix sévère résonna derrière eux. Ils se retournèrent pour voir Faelan Weirt franchissant la cour à grandes enjambées dans leur direction, portant une grande cape munie d’une capuche.

« Morrig Cerillion ? »

La jeune femme eut l’air atterrée puis la colère prit le dessus, « Vous ne pouvez m’empêcher de partir ! C’est une affaire dont notre famille doit s’occuper. L’entêtement de père va provoquer la mort de personnes à cause d’un artefact dont nous devrions prendre la responsabilité en tant que gardiens ! »

Faelan les atteignit et jeta sa cape en arrière en secouant la tête.

« Je ne vais pas t’arrêter, Morrig. » Les membres de la fratrie avaient l’air aussi surpris les uns que les autres. Brim fut le premier à parler.

« Comment saviez-vous que nous partions ? »

« Rien n’arrive à Ithris sans que je sois au courant, » elle se tourna vers Athuen, le regardant attentivement, « Puis-je compter sur toi pour m’assurer que rien n’arrivera à mon élève ? J’aimerais la récupérer en un seul morceau afin qu’elle puisse continuer ses études. »

« Bien entendu, mais je ne comprends pas. »

« Elle est assez âgée ; ce n’est guère mon rôle de lui dire quand elle peut ou ne peut pas partir. Je suis simplement son professeur. De plus, je pense qu’un peu de temps en dehors de la cité pourrait lui faire du bien, et lui donner un peu de… perspective. »

Morrig regarda sa tutrice, l’incrédulité se lisant sur son visage : « Que direz-vous à père ? »

« Que j’étais endormie, comme n’importe quelle créature raisonnable à cette heure de la nuit. Il aura mieux à faire que me presser de questions. A présent, avant que tu ne partes, j’ai quelque chose pour toi. » Elle chercha dans une musette à son côté et prit un livre relié de cuir, marqué par l’âge. Il portait l’héraldique de la famille Cerillion sur sa couverture. « Si tu désires réfléchir à ce dont nous parlions plus tôt aujourd’hui, tu devrais lire ce livre. Personne n’a contemplé ses pages depuis bien trop longtemps, et il est temps que certains secrets soient révélés. »

« Que voulez-vous dire ? »

Faelan sourit simplement, et lui tendit le livre. « Pas de raccourcis, Morrig. A présent, voyage prudemment. Reviens en un seul morceau et prouve-moi que tu es digne de ton bâton. »

Ils se firent leurs adieux, et Brim fit signe au gardien de la porte de les laisser passer. Sans un autre mot, l’ost de guerre Cerillion sortit dans la nuit.
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Tanis

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MessageSujet: Re: The Bloodstone of Cerillion Chapitre 3   Jeu 24 Mar - 22:57

Trop classe. Smile

Par contre, tu n'as pas tout le temps traduit Bloodmire Moor par marais sanglant/fange de sang, c'est un petit peu dommage.

D'ailleurs je regrette que Elvenholme n'est pas été traduit par Mantic France (comme walldeep, etc ..).

_________________
Julo62 a écrit:
Oui oui, pour moi, la frontière entre Nord et Sud, c’est la Somme.
Et encore c’est pour que ce soit géographiquement clair !
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Farmace
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MessageSujet: Re: The Bloodstone of Cerillion Chapitre 3   Jeu 24 Mar - 23:05

Merci à toi.

Et bien en fait tu mets le doigt sur une des choses qui me pose le plus de problème : les noms propres.

J'ignore sincèrement si je dois les traduire ou nom quand cela est possible. D'une manière générale j'évite. Azad "fils de fer" (en plus ça fait un jeu de mot involontaire bien pourri dans notre langue avec "fil de fer") ça sonnerait un peu bizarre, et autant "les marais de..." je trouve qu'il peut y avoir une pertinence, parce que c'est un nom propre, mais défini par un ensemble de noms communs, autant dans certains cas ça sonne tout simplement mal.

Walldeep : Murprofond/Hautmur ? Elvenholme : Demeure Elfique ? Dur de rendre ça sympa.

Du coup pour Bloodmire Moor je l'ai fait (et c'est une erreur de ma part de ne pas l'avoir fait à chaque fois, mais je demande un peu d'indulgence, ce putain de chapitre fait 15 pages et avait des expressions qui ont laissé mes deux parents profs d'anglais sur le carreau (véridique), j'espère avant tout que le plaisir de lecture est toujours là ^^
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Prince Calirion

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MessageSujet: Re: The Bloodstone of Cerillion Chapitre 3   Ven 25 Mar - 18:25

Plaisir à lire toujours présent, sois en sûr!

Un récit de la même (et grande) qualité que tes traductions précédentes.

J'apprécie de plus en plus l'histoire.

Pour les noms propres, à mon humble avis, il n'est pas désagréable du tout de les laisser en anglais.
Je m'étais fait la même réflexion après la lecture d'un livre sur l'univers de warcraft III: les noms traduits en français ne rendaient pas très bien et je préférais les noms anglais utilisés dans le jeu vidéo.

Merci pour ce bon moment de lecture qui est le bienvenu après une journée fatigante ! Et bravo pour le travail de traduction.
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Farmace
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MessageSujet: Re: The Bloodstone of Cerillion Chapitre 3   Ven 25 Mar - 20:09

Merci beaucoup à toi, c'est ce genre d'enthousiasme qui me convainc de continuer ^^
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vaudania

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MessageSujet: Re: The Bloodstone of Cerillion Chapitre 3   Ven 25 Mar - 21:18

Chalut,

génialissime Very Happy

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Farmace
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MessageSujet: Re: The Bloodstone of Cerillion Chapitre 3   Ven 25 Mar - 21:40

Merci mon grand Wink
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MessageSujet: Re: The Bloodstone of Cerillion Chapitre 3   

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The Bloodstone of Cerillion Chapitre 3
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