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 Background campagne Lyonnaise

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Farmace
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Date d'inscription : 13/08/2014

MessageSujet: Background campagne Lyonnaise   Lun 29 Fév - 21:41

Salut à tous ! Récemment à Lyon s'est tenue une campagne de Kings of qui a vu s'affronter un mort-vivant, un Elfe du Crépuscule, une Nain Abyssal, un Nain (qui pour la dernière partie fut remplacé par un ogre), un Herder et enfin un basiléen joué par moi-même. En très bref résumé, la trame narrative de cette campagne disait qu'un vieillard étrange a répandu la rumeur de la réapparition d'une forteresse datant de la Guerre des Dieux, vendant même des cartes soit-disant uniques pour aller la retrouver. Cette forteresse censée être disparue avait la réputation d'abriter des artefacts surpuissants laissés sur place à l'époque avant que la forteresse ne disparaisse.

A la nouvelle de cette réapparition, plusieurs commandants ordonnèrent à leurs forces de se rassembler en vue d'aller s'emparer de cette forteresse et de ses trésors, et plusieurs affrontements eurent lieu de long de la route, jusqu'à ce que les six armées les plus fortes arrivent à portée de leur objectif. Face à l'ampleur de la menace représentée par les trois osts maléfiques, les Basiléens, Hommes Bêtes et Ogres ont passé une alliance de circonstance, rapidement imités par leurs ennemis. Ce texte commence alors la bataille entre les six armées est à son point culminant.


- Julia ! hurla le duc borgne en priant ses dieux pour qu’elle entende au moins l’écho psychique de son appel. Julia !

Il s’écoula une éternité avant que la voix douce de la sorcière de guerre ne parvienne à son esprit. Une authentique inquiétude était perceptible malgré les accents chantants de ses intonations.

- Es-tu blessé, monseigneur ?
- Non ! Mais nous ne parvenons à rien sur les murs ! Ils sont trop nombreux, ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils ne…
- Je peux voir les murs de là où je suis, Sactériel. Mais ces cavaliers morts-vivants nous empêchent de passer, et je ne te parle pas de ces monstres d’obsidienne qui continuent d’avancer.
- Où sont mes paladins ?! Je les ai gardés en réserve pour cela, par les dieux !
- Bloqués, comme nous tous.
- Maudits ! jura le duc en observant ses alliés. Au moins tiennent-ils bien leurs positions.

Il songea qu’il avait mal jugé les créatures à moitié animale qui tenaient son flanc droit : elles faisaient plus que résister, ce qui était mieux que ce que faisaient la plupart de ses hommes. Sans la divine présence des Elohi à ses côtés, témoignage de la reconnaissance de la justesse de sa cause par ses dieux, ils seraient peut-être déjà tombés.
Quant aux ogres, et bien… Ils faisaient précisément ce pourquoi ils étaient le plus doués : commettre un massacre. Leur indiscipline les avait poussés en avant de façon presque irrésistible, mais le duc sentait que leurs forces allaient finir par s’épuiser. Leurs ennemis étaient encore tellement nombreux…

***

Il avançait dans les couloirs sans tenir compte du tumulte de la bataille qui se tenait au dehors, sur les murs. Les couloirs d’obsidienne semblaient refléter et absorber à la fois la lumière de sa torche, donnant à la pièce des airs de geôle démoniaque, gravée dans la noirceur la plus pure.

Il s’en moquait éperdument. Les couloirs de la cité de Zarak située si près des Abysses étaient autrement moins engageants… et ils étaient sa maison.

Le nain corrompu se félicitait d’avoir été choisi comme éclaireur par son maître. Il évitait ainsi le plus gros des combats tout en ayant une chance de tomber le premier sur les légendaires artefacts que cette ancienne place forte était censée abriter. Combien de millénaires s’était-il écoulé depuis la disparation puis la mystérieuse réapparition de cette forteresse légendaire ? Combien d’objets magiques datant de la Guerre des Dieux ? La puissance qui était à portée de sa main était si… incalculable !

Dire qu’une lueur d’avidité était perceptible dans ses yeux aurait été un doux euphémisme ; ils étincelaient d’un brasier volcanique pur !

Arrivant devant une porte, il sentit qu’il touchait au but. Les sons de la bataille, hurlement et aciers qui s’entrechoquent, étaient presque totalement inaudibles désormais. Mieux : cette forteresse était extrêmement basique dans sa conception. Elle avait été pensée pour abriter une garnison, non protéger un trésor ; elle n’avait donc pas de salle des coffres, cela était certain. Dès lors, il n’y avait qu’un seul endroit où des artefacts surpuissants pouvaient avoir été entreposés.

Il sourit, d’un sourire atroce, lorsqu’il ouvrit la porte de la salle d’arme.

Son sourire se figea sur ses lèvres lorsque la lumière de sa torche éclaira la pièce.

***

Le bataillon d’elfes noirs fut écrasé lorsque les Elohi se jetèrent sur eux, brandissant leurs armes embrasées comme autant d’instruments de justice divine incarnés. Ils s’emparèrent de la tour occupée par leurs ennemis en prenant appui sur le souffle régulier du battement de leurs ailes, bien décidés à tenir. Au loin, à l’extrême ouest du champ de bataille, la radiance rougeoyante des ailes du phénix qui s’était joint à Basiléa se confondait presque avec celle du sol où coulait des ruisseaux d’un magma épais, chargé de vapeurs de souffre.

- Meurs ! hurla la Sœur Supérieure en abattant son fléau d’arme sur le chevalier vampire.
Le coup, déjà porté avec une force écrasante, était renforcé par le sortilège jeté par le prêtre qui accompagnait l’ost. Malgré tout, le vampire ne cilla même pas et laissa l’arme rebondir contre son épaulière renforcée.
- Mais meurs ! répéta-t-elle en s’acharnant à porter toujours plus de coups sur le vampire, manifestement amusé.
- C’est déjà fait, dit-il d’un ton calme, et malgré tout audible dans le tumulte des combats. A ton tour à présent !

Le chevalier mort-vivant arma sa lance, et se prépara à contre-attaquer avec ses hommes. Les membres de la sororité guerrière allaient être massacrés ; leur équipement militaire ne leur garantissait aucune protection lourde.

Le sourire extatique sur le visage du vampire se changea néanmoins en horrible rictus contrarié quand retentit le son d’une corne de guerre. Un son à nul autre pareil ; celui de la corne de son maître…

Il siffla comme l’aurait fait un serpent voyant sa proie s’échapper, face à l’air incrédule de la Sœur Supérieure qui dirigeait le régiment qui les assaillait. Puis il fit tourner bride à son destrier fantomatique et s’éloigna à une vitesse qui interdisait toute poursuite à leurs adversaires.

Le titan guerrier recouvert de poils qui avait joint ses efforts à celui des sœurs guerrières s’amusa de ce geste, qu’il interpréta comme une fuite face à sa puissance formidable. Mais bien vite sur le champ de bataille, ce son se répercuta en écho, repris par tous les commandants et champions d’unité de la triple alliance réunissant Elfes Noirs, Morts-vivants et Nains Abyssaux. Tous se replièrent, lentement et en bon ordre, et personne, pas même les bêtes de guerres les plus sauvages, ni les guerriers les plus enragés, ne songea à les poursuivre.

- Reformez les rangs ! Reformez les rangs ! hurla Sactériel, le Duc Borgne.

Il n’entendait rien aux langages parlés par ses alliés mais il comprit qu’ils avaient donné des ordres similaires, car il put l’observer depuis le sommet d’une échelle de siège reposant contre la tour est de la forteresse. Sans qu’il en donne l’ordre, son régiment de paladins l’encercla, dressa en avant ses boucliers, et s’apprêta à recevoir… En vérité ils ignoraient quoi.

Le shaman des hommes-boucs et le seigneur de guerre ogre le rejoignirent rapidement, silencieux, et bientôt ce furent ses trois plus fidèles lieutenant qui vinrent se joindre au conseil de guerre improvisé. Julia, la sorcière mercenaire. Koliosk, le prêtre guerrier. Et Pausanias, son Haut Paladin et gardien de sa morale, perché sur son fantastique griffon, Foudre Blanche.

- Ils avaient la haute main dans ce combat, songeât Sactériel à voix haute, pourquoi se replier maintenant, alors qu’il aurait fallu toutes nos réserves pour les déloger de ce fichu bastion ?
- Ils sentir tourner le vent, dit l’ogre massif en souriant d’un air condescendant. Eux prudents ; pas fous. Harrh !
- La brute parle, mais ne sais rien, articula difficilement le shaman avec sa mâchoire animale. Les ombres du ciel cachent les volontés de ces pourceaux.
- Tu cherches bagarre, bouc vieux ?! répondit l’ogre vexé. Veux finir sur broche ?!
- Il suffit ! gronda Sactériel. Il n’y a nulle place pour des querelles internes à pareil moment !
- Celui qui a perdu le plus d’hommes prétend ordonner aux autres ? se moqua le shaman.
- C’est toujours assez pour s’occuper de tes boucs puants, avec les loups en prime ! répliqua Pausanias en faisant mine de diriger Foudre Blanche vers le sorcier des hommes-boucs.

Chacun avait commencé à sortir ses armes, poussé par la méfiance, mais ils furent tous interrompus dans leur geste par un hurlement. Julia, la sorcière de guerre s’écroula en se tenant les tempes, l’expression d’une souffrance infinie sur le visage.

- Vous… Vous entendez ça, parvint-elle à peine à articuler ? Est-ce que vous entendez ça ?!
- J’entends, dit le shaman d’un air sombre. J’entends des choses que je n’aime pas.
- Il y a… quelque chose… ajouta difficilement le prêtre basiléen.

Les geysers de lave semblèrent intensifier leur débit, et tout autour de la forteresse, le sol se craquelait comme de la glace brisée par l’arrivée des temps chauds.

- Ordonne le repli général, Pausanias ! Que nos hommes sortent de cet enfer !
- Enfer est le mot juste, jeune mortel, vint une voix parvenue depuis le ciel.

Les six Elohi qui avaient survécu aux combats se posèrent autour de lui, provoquant le retrait respectueux des paladins qui les regardaient avec dévotion. Leur aura de lumière douce et apaisante semblait presque se flétrir.

- En vérité, nous sommes tombés dans un piège…
- OUI ! hurla une voix qui résonna sur tout le champ de bataille. TELS UNE BANDE DE MOUCHES VOUS VOICI PRIS DANS MA TOILE !
- Poursuivez le repli, continua Sactériel, imité par ses alliés. Que les hommes de la réserve nous servent d’arrière-garde. Peux-tu marcher, Julia ?

La sorcière répondit d’un hochement de tête. Elle était manifestement celle qui souffrait le plus des échos magiques contenus dans cette voix.

Au sommet d’une des tours de la forteresse, une silhouette fit son apparition, et tous les commandants des osts en présence la reconnurent. Il se murmurerait longtemps après la fin de cette campagne que chaque commandant, chaque seigneur de guerre ressentit à cet instant la même haine, la même colère.

Le vieillard qui avait répandu auprès de chacun la rumeur du retour de cette forteresse mystérieuse et de ses soi-disant trésors, allant jusqu’à leur vendre des cartes leur en indiquant le chemin, se tenait là, hilare, plongé dans une transe extatique. Les hurlements qu’il poussait étaient l’origine de cette voix démoniaque. Une voix qui n’était pas la sienne.

- LE SANG DE VOS CADAVRES ALIMENTE MON RETOUR ! L’ABYSSE SE DECHAINE DESORMAIS EN CES LIEUX !

Il disait vrai. Tous les cadavres avaient disparus comme par enchantement, peut-être avalés par ce magma corrompu, ou dissipés par les vapeurs toxiques teintées d’une aura corrosive.

- AU NOM D’OSKAN, JE PRENDRAI VOS VIES, CORROMPRAI VOS ÂMES, ET TORTURERAI VOS CORPS RACHITIQUES !
- Rachitique ? se moqua à voix haute le shaman, rapidement imité par le chef ogre. Tes yeux sont-ils si rongés que ça par la cataracte ?

Depuis l’autre bout du champ de bataille, la voix du seigneur vampire se fit entendre.

- Quant au sang versé, je répugnerai à être taxé de radinerie, mais… Moi et mes hommes n’en avons déjà plus beaucoup.

Cet ultime commentaire fut suivi de rires cruels et moqueurs, rapidement suivis par la voix lourde et rocailleuse d’un nain.

- Je n’ai pas perdu tant de créations et d’esclaves pour rien ! On nous avait promis un bastion rempli d’armes, et toi et tes maîtres allez payer !
- Je confirme, répondit la voix raffinée d’un elfe à travers une visière métallique. Je ne me suis pas allié à des moitiés de vivants et des nabots pour des nèfles. Peu importe ce que vous êtes et quel maître est le vôtre, vous allez…
- FANTÔMES AVIDES, l’interrompit la voix avec plus de force que jamais, VOTRE CUPIDITE VOUS A GUIDE ICI, MAIS VOUS N’AVEZ TROUVE QUE DU VENT ET DES SPECTRES ! ICI VOUS…
- « Nous » rien, l’interrompit la voix magnifique et douce d’un Elohi, avant que qu’il ne transperce son thorax de son épée embrasée.

Un instant seulement, le vieillard dont les yeux avaient commencé à rougeoyer eut le souffle coupé, mais bien vite il commença à rire. De la plaie béante, une ardente lumière de la même couleur que ses yeux se fit visible, puis explosa, dans un véritable geyser magmatique très semblable à ceux du sol.

Les Elohi eurent tout juste le temps de s’éloigner.

La lumière s’éleva jusqu’aux nuages épais qui les surplombaient, les illuminant pour quelques secondes à peine, jusqu’à ce regarder devienne douloureux.

Le seigneur vampire, dont les yeux ne pouvaient plus souffrir, fut le premier à contempler l’horreur.

Au sommet de la tour, la frêle silhouette du vieillard avait cédé sa place à la forme monstrueusement massive d’un démon immense et musculeux. Autour de lui, l’air semblait se distordre comme sous l’effet de la chaleur d’une flamme. Il s’agissait sans-nul doute d’un archidémon…

- Pausanias ! appela le Duc Borgne, où en est notre repli ?!
- Vos soldats reculent avec prudence et discipline, monseigneur. Il en va de même pour nos… alliés. Les Elfes déchus sont ceux qui reculent le plus prestement. Nos autres ennemis ne semblent guère pressés.
- Rien d’étonnant, commenta Sactériel. Les Nains sont voisins des Abysses depuis des siècles et la lave leur sert de fosse d’aisance ; quant aux morts-vivants… ils ne craignent ni la mort ni la douleur.
- Ils reculent malgré tout, seigneur. Leur commandant a l’air plus contrarié qu’effrayé cependant.
- OUI ! FUYEZ !!! ALLEZ ANNONCER L’EVEIL D’HECARIS L’ARDENT, FILS D’OSKAN, A TOUS VOS ROYAUMES ! QUE LA TERREUR DE MON NOM PRECEDE MES PAS !!!

Depuis le sol fracturé et embrasé, des démons d’une taille moindre commencèrent à surgir, comme pour répondre à l’appel de l’archidémon. Ils étaient à une distance raisonnable des lieux de retraite des deux alliances respectives, mais tarder n’était pas une option.

Les Elohi et le Phénix prirent place à l’arrière-garde de l’ost basiléen, prêts à accueillir les nuées de gargouilles qui s’approchaient d’eux. Leur commandant se tourna vers sactériel.

- Emmène tes hommes loin d’ici, mortel. Nous allons couvrir votre retraite aussi longtemps que possible. Votre devoir sacré est de servir les Lumineux, et vous ne pourrez le faire qu’en restant en vie. Nous… quand nous disparaîtrons, le pouvoir de nos tout puissants maîtres nous ramènera. Et les phénix… ils sont ce qu’ils sont, dit la sainte créature avec un sourire triste.
- Je ne peux m’y résoudre… Vous êtes venus jusqu’ici…
- Pour vous aider à vaincre le mal ! Et en ce jour vous ne vaincrez rien du tout ! Soigne tes hommes, recrutes en d’autres, équipes les… VIS ! Ne pêche pas par orgueil ! Les épées ne vous porteront qu’un maigre renfort ici !
- Très bien, se résigna le duc, mais avant cela…

Sactériel s’empara d’une poignée de cendres brûlantes et la glissa dans une poche de sa ceinture de cuir. De toute sa voix il hurla comme un forcené.

- Ton destin t’attends, monstre ! Je me réjouis de ta libération, car elle me permettra de te bannir de mes propres mains ! Ton nom sera gravé sur ma lame tant que je ne t’aurai pas réduit en miettes au nom de mes dieux !
- On s’ra là, ajouta l’ogre avec un sourire mauvais. Si toi payes bien, har har har !
- Nous aussi, peut-être… marmonna la shaman des hommes-bouc avec emphase. Il y a sûrement de bonnes armes à récupérer… sur vos cadavres, démons.

Depuis l’autre côté du champ de bataille, le seigneur vampire s’esclaffait en s’éloignant. Il était certes furieux d’avoir mené cette campagne pour rien, mais l’expérience nouvellement vécue lui rappelait les aléas d’un autre monde, qu’il avait bien connu. Et il trouvait cela grisant. Après tout, pour ceux disposant de l’éternité, une perte de temps n’était-elle pas une notion toute… relative ?

- Par Nagash, articula-t-il finalement. Ce monde n’a rien à envier à l’ancien.
- Par « qui » ? demanda une voix, située à quelques mètres en dessous de lui. Un de ses alliés de circonstance, il ignorait lequel.
- Nagash, répéta le seigneur vampire. C’est un… ami qui « vit » très loin d’ici. Tu le connaitras sans-doute bien assez tôt.

Ni les elfes noirs, ni les nains abyssaux ne relevèrent ce commentaire. En moins d’une heure, les six armées s’étaient éloignées et dispersées, tandis qu’au loin résonnait le rire cruel de l’archidémon.
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